Je me présente, Gabrielle, une fille à priori bien
ordinaire, jusqu’à ce que je prononce mon nom de famille : Chanel. Eh oui,
vous l’aurez deviné, je suis la modiste et couturière française Coco Chanel. Je
suis née le 19 août 1883 à Saumur. En réalité, je n’ai pas eu une enfance très
facile. Ma mère, qui était couturière elle-même, est morte lorsque j’avais
douze ans. Mon père, lui, m’a abandonnée pour aller faire fortune en Amérique.
C’est ce que je faisais croire à mes deux sœurs et à moi-même pour ne pas trop
pleurer le soir. Mes six années passées à l’orphelinat marqueront le style de
mes créations. Vous vous demandez surement d’où vient le nom Coco. Et bien
lorsque j’avais vingt-quatre ans, je faisais des petits spectacles dans un
café-concert où j’avais l’habitude de chanter « Qui qu’a vu Coco dans
l’Trocadéro?» et les spectateurs me surnommèrent Coco. Grâce à l’initiation de
Lucienne Rabaté, une grande modiste de l’époque, j’entrai dans le domaine de la
couture. J’ai révolutionné le style de l’époque en portant mes créations au
lieu des robes de grands couturiers. J’osais porter les cheveux courts avec des
chapeaux confectionnés par moi-même, des pantalons ou encore des
cardigans. Avec mes créations, j’ai su libérer
les femmes puisque j’ai raccourci les jupes et j’ai supprimé la taille. Mon
style a beaucoup changé l’habillement des gens de l’époque. Je voulais créer
des vêtements simples et pratiques; des vêtements qui permettent le mouvement. J’ai
amené le port du vêtement de couleur noir, jusqu’alors exclusivement réservé
pour le deuil, accessible au quotidien grâce à ma célèbre petite robe noire. Je
suis aussi la première couturière à avoir lancé ma première collection de
parfums. À l’annonce de la Seconde Guerre mondiale, je fermai ma maison de haute
couture. Par contre, après la guerre, lorsque j’ai entendu parler du «New Look»
de Christian Dior, j’ai su qu’il fallait que je rouvre mes portes, car mon
travail de la libéralisation de la femme était en train de s’effondrer. À mon
retour, mes créations n'avaient pas tellement de succès, car mon style était à
l’opposé du style de Dior, tant aimé par les gens. Tout s’est finalement
replacé jusqu’à ce que Mary Quant et André Courrèges créent la minijupe. Il
était hors de question que j’adopte ce style; la jupe, ça reste sous les
genoux! Au moins, j’aurai réussi à libérer le corps de la femme pendant
quelques décennies.
MELTY FASHION, (page consultée le 22 janvier 2014). L'histoire de la mode: Coco Chanel, précurseur comme toujours en pantalon, [En ligne], [http://www.meltyfashion.fr/loi-abrogee-du-port-du-pantalon-pour-les-parisiennes-ou-l-histoire-du-pantalon-feminin-galerie-429365-1286798.html] (4 février 2013)

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